Le mot de la semaine : RAROC

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Pour bien investir ou conseiller leurs clients, les banques et institutions financières doivent établir des comparaisons de performance (et de risque) entre des investissements ou des produits. Parmi les instruments à leur disposition, il existe le Risk Adjusted Return On Capital ou RAROC.

Le RAROC exprime donc le taux de rendement des investissements ou produits. Il détermine le ratio entre la marge nette prévisionnelle (après déduction des pertes moyennes anticipées) et les fonds nécessaires pour couvrir un pourcentage des pertes exceptionnelles. Parmi les pertes auxquelles l’investisseur peut être confronté, il existe la perte statistique moyenne (quasi certaine), la perte maximale qui détermine le seuil de tolérance acceptable et la perte exceptionnelle à la probabilité quasi nulle mais pouvant être très importante.

En fonction du moment où le RAROC est utilisé pour analyse et de son périmètre de calcul, on identifie 4 types de RAROC :

  • Le RAROC à l’origine est un calcul fait au moment d’octroyer un crédit et prend en compte tous les éléments jusqu’à la fin de ce dernier.
  • Le RAROC annuel ne prend en compte qu’une année civile pour permettre de choisir une stratégie pour l’exercice budgétaire à venir.
  • Le RAROC complet prend en compte à une date donnée, tous les éléments des engagements en cours, de leur démarrage à leur échéance. Il permet de déterminer une stratégie pour un client ou un portefeuille.
  • Le RAROC résiduel prend en compte le changement d’un client (comme sa  note attribuée par une agence de notation), des crédits (comme un remboursement anticipé partiel) et des garanties. Il donne une information à un instant T mais ne permet pas assez de visibilité à long terme pour permettre de définir une réelle stratégie.

Les indications obtenues grâce à cet instrument permettent plusieurs utilisations. Elles sont bien entendu pertinentes pour maîtriser les risques pris. Pour cela, il est essentiel que les données soient parfaitement à jour afin de ne pas faire de fausses conclusions. Mais c’est également un atout commercial pour les banques qui peuvent ainsi convaincre les clients potentiels que toutes les mesures possibles pour déterminer le risque de l’investissement ont bien été prises. Enfin, c’est un atout pour l’activité de gestion de portefeuille en permettant d’optimiser les placements par des techniques de diversification pour minimiser les risques pris.

Si les outils RAROC sont des indicateurs très utiles, ils nécessitent des ressources humaines et structurelles conséquentes et représentent donc un investissement conséquent. Il est également toujours important de rappeler qu’il s’agit là d’un outil d’aide à la décision. Il ne peut garantir un investissement et doit être exploité par un professionnel compétent apte à prendre les meilleures décisions.

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