Le mot de la semaine : Volatilité

Le mot de la semaine : Volatilité

Les cours des actifs financiers ne cessent d’osciller entre des périodes de hausse et de baisse. Cette volatilité est au cœur du système financier en permettant de quantifier la prise de risque et de donner le « La » aux transactions et prises de positions.

Définition

La volatilité est un indicateur fort de la fluidité des marchés. Si le marché stagne, la volatilité sera faible car le nombre de transactions ne sera pas important. Cette notion est généralement employée pour les mouvements à court terme plus que pour les grandes tendances boursières. On parle dans ce cas de cycles boursiers. La volatilité n’exprime pas une indécision des marchés mais la variation des cours et les changements d’anticipations.

Le calcul mathématique de la volatilité se base sur l’écart type. Il prend en compte les évolutions passées pour prévoir les évolutions futures. Il peut utiliser plusieurs écarts types comme les variations journalières sur une certaine période et les variations mensuelles sur une autre. Cette méthode est souvent contestée car l’évolution future dépend d’autres éléments contextuels plus complexes.  On utilise donc bien souvent des méthodes indirectes de calcul. Une option peut par exemple dépendre de la volatilité du sous-jacent, une volatilité implicite qui correspond aux anticipations du marché.

Mais quel que soit le modèle mathématique choisi, aucun ne peut anticiper l’ensemble des éléments contextuels tels qu’une annonce d’une banque centrale ou la disparition d’un chef d’entreprise historique qui peuvent influencer de manière inattendue les cours des marchés.

Application

Avec la volatilité, il est possible de se protéger ou de parier sur les évolutions futures pour tenter de limiter ses pertes ou de réaliser des plus-values. Un producteur céréalier peut par exemple prendre des options pour garantir son prix de vente s’il suspecte une chute des cours. Mais si son analyse est fausse et que le marché est en hausse, il vendra ses biens en dessous du cours réel. A l’inverse, un acquéreur limitera les effets d’une hausse par une option prise en avance lui garantissant un meilleur prix d’achat.

Des options peuvent également être prises en avance dans l’objectif de réaliser une plus-value à la revente. Sur un marché X où le cours actuel est à 100, prévoyant une hausse à 150, un investisseur peut décider d’effectuer des prises de position à 110 pour ensuite effectuer une revente à 140 trouvant ainsi facilement vendeurs puis acheteurs et dégageant une marge au cours de l’opération.

Bien entendu, si le marché baisse à l’inverse de ses prévisions, ses pertes seront encore plus élevées. Le talent de l’investisseur ou du trader tiendra donc dans sa capacité à analyser les indicateurs disponibles. Pour prendre les meilleures décisions, les investisseurs peuvent s’appuyer sur plusieurs outils et algorithmes capables de les guider. BuyStop, par exemple, aide les CGPI à effectuer les meilleures allocations d’actifs en OPCVM selon les variations du marché et leur volatilité.

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