Le mot de la semaine : capital-risque

Le mot de la semaine : capital-risque

Même avec la meilleure des idées, il n’est jamais facile de se lancer dans la création d’une startup innovante. Pour accompagner les entrepreneurs, les investisseurs en capital-risque apportent leurs réseaux, leurs expériences et surtout leur capital pour aider ces pépites prometteuses à se développer. Lorsqu’il intervient dès la création de l’entreprise, on parle souvent de capital d’amorçage.

Fonctionnement du capital-risque

Investir en capital-risque c’est faire un pari à long terme sur le potentiel d’une jeune entreprise. Le portefeuille d’un fonds en capital risque est composé de projets qui rencontreront le succès et d’autres qui échoueront. La rentabilité des premiers doit donc réussir à compenser la perte générée par la disparition des seconds.

La bonne sélection des projets est donc essentielle. Pour miser sur une jeune pousse, il est nécessaire d’étudier le business plan, mais aussi l’activité choisie par la startup ainsi que le profil de ses fondateurs qui doit réussir à convaincre les investisseurs. Si le capital-risque s’est longtemps cantonné aux domaines de l’informatique et des technologies de l’information et de la communication (TIC), il tend à se développer dans de nouveaux domaines d’avenir comme les biotechnologies ou les technologies du développement durable (Greentech).

Le fort développement du crowdfunding est parfois vu aujourd’hui comme une alternative participative au capital-risque mais les sommes levées sont généralement plus faibles et ce système n’apporte pas l’expérience, le réseau et la visibilité qu’offrent les fonds en capital-risque.

Capital-risque et Internet

Pendant les années 1990, le capital-risque a connu une période dorée, particulièrement aux Etats-Unis. Au moment où Internet explose, le Nasdaq bénéficie d’une préférence boursière pour les jeunes sociétés. Cet environnement permet la naissance de capitalisations boursières sans précédent pour des startups devenues aujourd’hui des géants du web (Amazon, Yahoo et EBay).

Malheureusement, ces succès fulgurants ont amené de plus en plus de sociétés à se lancer en ligne, attirant avec elles de nouveaux capital-risqueurs plus ou moins aptes à comprendre les enjeux et les risques liés au web. Des investissements aléatoires et de plus en plus importants ont progressivement créé une bulle spéculative, la bulle Internet, qui éclata entre 2000 et 2001.

Google Ventures : exemple de capital risqueur

Alors que Google a profité du capital-risque pour arriver au succès que l’on connait aujourd’hui, la société de Mountain View est désormais elle-même un fond de placement depuis 2009 avec Google Ventures.  Ce fond est un exemple parfait du capital-risque actuel, présent à la fois dans les TIC, les biotechnologies et la Greentech.

Elle suit une ligne similaire à la politique d’acquisition de Google en misant sur les sociétés qui développent les technologies et services de demain. Parmi ses investissements, on compte Uber, le service en ligne de VTC qui fait beaucoup parlé de lui mais également des sociétés moins connues mais néanmoins révolutionnaires comme 23andme dans le domaine des biotechnologies ou Silver Spring Networks qui développe des réseaux de distribution d’électricité intelligents.

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